L’ACCOUCHEMENT, MON EXPERIENCE DE PAPA



J’attendais ce jour avec impatience, depuis le début de la grossesse... Nous somme arrivés à Rennes en juin 2017 quand Aziliz était enceinte de 5 mois. Nous nous étions renseignés sur les maternités présentes autour de cette ville car nous ne les connaissions pas du tout. Nous étions sûrs d’une chose : Aziliz voulait un accouchement physiologique. Nous avons alors orienté nos recherches vers des établissements correspondant à nos attentes. La clinique de St Gregoire fut celui-ci ! Cette clinique était composée d’une salle « Nature » qui ne ressemblait en rien à une salle d’accouchement standard : Ici pas de lit avec des étriés, pas de machines, pas de lumière forte, pas de salle froide et sans âme. Bien au contraire, un grand lit deux places identique à ceux que vous pouvez trouver chez vous. Une lumière tamisée une couleur sur les mur d’un violet mauve profond,une grande baignoire, un ballon et de l ‘espace. ✨Tout pour que la femme soit détendu et pas stressée, tout pour que nous nous y sentions bien, tout pour accueillir notre bébé comme il se devait. ✨

Valise préparé 2 semaines avant, et un terme prévu le 3 novembre 2017, nous savions que ce moment allait arriver . Le soir du 1er novembre , nous nous sommes mis au lit vers 23 heures. Je voyais qu’Aziliz avait des contractions mais celles-ci n’étaient pas encore régulières. J’attendais qu’une chose, qu’elle me dise : « C‘est bon le travail a commencé ». J’étais prêt, preparé, j’avais tout prévu et je savais exactement ce que j’avais à faire. Nous n’avons pas réussi  à trouver le sommeil . Vers 1h du matin les contractions s’accélérant et s’intensifiant,  nous avons pris le chemin de la maternité. J’avais effectué en amont lors de la visite de la clinique une reconnaissance de terrain. Pas de place au doute ! Je connaissais mon chemin , je savais par ou passer et savais par ou rentrer. Pendant le trajet nous étions calmes, joyeux et sereins. Aziliz n’avait plus beaucoup de contraction mais on avait quand même choisi d’aller jusqu’à la maternité en espérant que nous serions trois au retour.  Garés devant la maternité, nous sommes descendus en prenant avec nous juste le sac d’appoint et en laissant la valise dans la voiture. Contrairement à tous les films que nous nous étions fait du couple qui arrive en catastrophe, nous avons sonné, personne n’a répondu pendant un moment mais nous étions pourtant sereins et l’atmosphère était paisible. Une sage-femme a fini par nous répondre et nous a dirigé vers une première salle. Il était environ deux heures du matin. Après un cour examen, deux sages-femmes ont placé le monitoring sur le ventre d’Aziliz. C’était la première fois que je voyais cet appareil, j’ai trouvé ça à la fois étrange et surprenant : pour la première fois je pouvais  « voir » les contractions arriver avant même qu’Aziliz ne les ressente.  Bilan du monito: un bébé surexcité ! Nous avons réitéré notre souhait de l’accouchement physiologique et de bénéficier de la salle Nature à la sage-femme. Celle-ci nous a informé que la salle était  disponible et nous a proposé de s’y s’installer pour qu’Aziliz puisse travailler tranquillement. 

Vers trois heures du matin nous avons redécouvert cette salle, Nous nous y sommes sentis bien instantanément. Aziliz commençait à avoir de plus en plus mal, les contractions s’intensifiant, j’ai   alors fait coulé un bain pour qu’elle puisse progresser dans l’eau tranquillement. Après une petite heure dans l’eau chaude à gérer des contractions toujours plus fortes, je l’ai aidé à sortir du bain, séché et enfiler à nous nouveau sa blouse avant qu’elle s’assoit sur le ballon.  Arrivant à un stade où les contractions devenaient trop intenses, Aziliz s’est accroupie en s’accrochant à un long voile attaché au plafond. Voyant les douleurs extrêmes, je l’ai aidé à se hisser sur le lit.  Elle m’a alors demandé d’appeler la sage-femme de garde car elle sentait le moment venir...

La sage-femme est arrivée, elle a ausculté Aziliz et elle lui dit : « Ce n’est pas encore le moment, attendez encore un peu »; Aziliz lui a alors répondu d’un ton ferme : « Non, j’ai envie de pousser maintenant. » La sage-femme est alors restée avec nous, et au bout de 10 min Lyana était en effet dans nos bras.  Lors de l’accouchement nous étions trois, la sage-femme, Aziliz, et moi même, c’est tout. La lumière est restée tout du long tamisée, nous étions dans une ambiance décontractée où la personne qu’on écoutait était la mère enfantant. La sage-femme lui parlait, tout en écoutant le ressentit d’Aziliz. Moi, j’étais à ses cotés je lui parlais et l’encourageais. Je ressentais à travers la force avec laquelle elle me serrait, la douleurs qu’elle pouvait ressentir. Je me sentais impuissant face cette douleur, je n’ai pas essayé de l’imaginer car je savais que c’était un mélange d’émotions et de douleurs que nous hommes ne pouvons ressentir. Alors je m’efforçais de l’aider tactilement et verbalement. Puis j’ai vu les cheveux de Lyana, à ce moment j’ai dis a Aziliz : « je vois ses cheveux » Aziliz m’a répondu « mais non !! C’est vrai ?!» . Je lui ai pris alors sa main et lui ai fait toucher le haut de tête de Lyana. A ce moment j’ai vu se dessiner sur son visage un immense bonheur et un sourire qui voulait en dire long. Elle s’est mis alors à pousser et 1 min plus tard Lyana était parmis nous.

La sage-femme a mis Lyana sur Aziliz puis elle m’a demandé si je voulais couper le cordon ombilical. J’ai pris le ciseau et je l’ai coupé aussitôt. Avec du recul et le savoir que nous avons aujourd’hui, je ne l’aurait pas fait si tôt. La sage-femme a récupéré Lyana et nous l’avons pesé ensemble. Verdict : 3kg980, et dans notre sac d’appoint nous avions juste des vêtements de taille naissance ! La sage-femme m’a dit : « avez-vous des vêtements plus grand ? Car dans ceux-ci elle ne rentrera jamais ! »  J’ai aussitôt quitté la pièce, et je suis allé récupérer la valise dans notre voiture.  Pendant ce cours instant d’absence, j’ai encore l’impression aujourd’hui de n’avoir jamais quitté cette pièce tellement ça était vite. Trois minutes plus tard Lyana était habillée en 1 mois.  Le médecin est entré dans la pièce pour aider Aziliz a procéder au deuxième accouchement : celui du placenta.  Rapidement après, ils ont quitté la pièce et nous ont laissé que tous les trois. Nous avons eu trois heures pour nous retrouver dans ce grand lit et faire pleinement connaissance avec notre fille, tranquillement. Vers 10 heures du matin, nous avons gagné notre chambre pour les deux nuits qui suivirent. 

C’est un souvenir qui restera gravé en moi. Un moment de fierté et de magie.  Fierté pour Aziliz qui a mis monde notre fille et de façon la plus naturelle qu’il soit. Magique en voyant ce petit être plein de vie tout à coup se mettre à crier en prenant ca première bouffée d’air et en la voyant prendre le sein pour la première fois instinctivement pour prendre sa tétée d’accueil. J’ai trouvé ça tellement surprenant ! Comme quoi on peut faire confiance aux bébés dès leur naissance. Ils connaissent le chemin et leurs besoins. 

Nous avons pu vivre cette expérience pleinement et comme nous l’avions décidé. Nous en gardons un très bon souvenir dans l’ensemble. Finalement le seul bémol aura été qu’en maternité, les nuits des bébés se font dans des petites capsules à coté du lit de la mère... Nous avions donc triché en lui faisant passer ses deux premières nuits un peu dans le lit avec sa mère, un peu avec moi en peau en peau. Le retour à la maison c’est fait dans la même continuité, sereinement. Nous étions content de nous retrouver enfin dans notre cocon familial, un cocon que nous étions justement entrain de construire.

Julien M.

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Photographie accueil : Andréa Malterre

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