GESTION DES CRISES DE L’ENFANT


Le 2 juillet 2019, la France est devenue le 54ème pays a interdire les violences éducatives physiques et psychiques. 🇫🇷

Mais petit bémol : encore une fois on interdit sans pour autant informer les adultes sur les moyens d’éviter ces VEO (Violences Éducatives Ordinaires).

Certains adultes ne connaissent que les VEO dans leur schéma éducatifs et n’ont jamais appris à faire sans. Voici quelques explications et clés 🔑 pour pouvoir réagir face aux crises parfois intenses de l’enfant.




Tout d’abord il faut savoir que :

- Un enfant qui fait des crises est un enfant qui se sent libre d’exprimer ses émotions (bien évidement je parle des enfants qui n’ont pas de trouble du comportement). En présence d’une tierce personne, l’enfant aura tendance à inhiber ses émotions et ne les exprimera qu’à sa figure d’attachement (avec qui il se sent en confiance). C’est important de le savoir pour ne pas culpabiliser quand un proche pourrait vous dire « Avec moi elle/il ne fait pas ça ».

- L’enfant étant immature émotionnellement parlant, il a tendance à « exploser » pour décharger ses émotions.

- L’enfant a toujours une bonne raison de réagir comme il réagit (il n’est pas calculateur et ne fait pas cela juste par pur plaisir sadique).

C’est donc à nous en tant qu’adulte de réussir à démêler la situation. On cherche ce qui a pu contrarier, on explique, on apaise. « Un comportement parental affectueux a un impact positif considérable sur la maturation du cerveau de l’enfant. Il parviendra alors plus rapidement à gérer les émotions envahissantes et les impulsions de son cerveau émotionnel et archaïque. » [Dr Catherine Gueguen]

Mais devant ces tempêtes émotives, c’est vrai qu’on peut se sentir désemparé.

Les incohérences dans nos comportements d’adulte :

1. La crise démarre souvent d’un « non » inexpliqué, frustrant l’enfant. Il convient donc d’expliquer la raison des limites que l’on pose.

2. Nombreux sont ceux qui croient en la « bonne frustration » (« Dans la vie on a pas toujours ce que l’on veut ! ») Comme s’il fallait être confronter à la réalité de la vie dès tout petit pour y être prêt. N’est-il pas plutôt souhaitable de vouloir que nos enfants soient libres de s’exprimer plutôt qu’ils soient résignés et dociles ? Là encore, cette vision permet de relativiser face aux crises de l’enfant.

🎈Que faire ? Au pic de la crise, il s’avère important:

- D’avoir une attitude empathique : on reconnaît la difficulté, on se montre compréhensif et on parle sur un ton calme.

- De lui montrer des alternatives pour l’aider à gérer ses émotions (« quand tu te sens en colère tu peux te défouler sur un coussin »...).

- De stopper calmement les gestes violents que l’enfant peut avoir (« je comprends que tu sois en colère, mais je ne peux pas te laisser taper »).

🛑 Ne pas faire

- Ne pas isoler l’enfant (mettre au coin). Mais il peut s’avérer judicieux de s’extraire d’un lieu pour se retrouver dans un cocon, au calme. Il ne s’agit donc pas d’isolement mais d’accompagnement.

- Ne pas le questionner lorsqu’il est en pleine crise (« Mais qu’est ce qu’il y aaaaa ?! »). Son cerveau émotionnel étant aux commandes, tout raisonnement lui est impossible. Chercher à tout prix une réponse pourrait aggraver la crise.

- Ne pas essayer de le raisonner car son cerveau a besoin d’un certain temps et de calme avant de retrouver sa pleine capacité à entendre.

☀ C’est quand un enfant est calme qu’il faut lui apprendre à se calmer.

🌈 Il suffit parfois de prendre conscience que c’est à nous en tant que parent de nous renseigner et nous adapter pour changer notre façon d’agir.

▶NB: il existe plein de méthodes de « retour au calme » à proposer à l’enfant : Peluche avale-soucis, rituel d’apaisement, jeux toniques... Ça peut être ludique de chercher avec son enfant la méthode qui lui conviendra.

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Photographie accueil : Andréa Malterre

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